Culture et patrimoine

Il était une fois la fée Mélusine
Célèbre en Vendée, l’histoire raconte que la fée Mélusine était une fée bâtisseuse. Vouvant, Mervent et Talmont font parties de ces communes où Mélusine exerçait tout son art avec talent...
Le soir venu, au clair de lune jusqu’au chant du coq, Mélusine construisait des édifices. Vouvant, Mervent et Talmont font parties de ces communes où Mélusine exerçait tout son art avec talent.
Née dans une famille royale, Mélusine est l’aîné de trois filles. Sa mère, la fée Présine, qui avait conquis le cÅ“ur d’Elinas, roi d’Ecosse, lui avait fait promettre de jamais l’approcher durant ses couches. Tout se passait parfaitement bien jusqu’au jour où le fils du premier lit d’Elina força son père à ouvrir la porte derrière laquelle sa femme baignait ses trois filles.
« Faux roi, tu as manqué à ta parole. Il t’en mésadviendra, tu m’as à jamais perdue ! » hurla la Fée Persine. Contrainte de partir avec ses trois filles, Persine alla s’installer dans l’île Perdue.
Les filles grandirent loin de leur père qu’elles ne connaissaient que par les dires de leur mère : « Filles, voyez là -bas où vous êtes nées et où vous auriez eu votre sort sans la fausseté de votre père qui vous a réduites à une grande misère sans fin. »
Agacées par cette histoire, les trois filles emprisonnèrent leur père sur la montagne de Northumberland, à tout jamais. Révoltée par de tels agissements, leur mère leur lança à toutes les trois un sortilège.
« Toi, Mélusine, [...] je te donne le don que tu seras tous les samedis, serpent, du nombril jusqu’en bas. » Elle rajouta cependant que si Mélusine épousait quelqu’un, elle vivrait le cours naturel d’une vie de femme à la condition de ne jamais se voir le samedi. Sinon, elle serait condamnée au tourment sans fin, et séparée pour toujours de son mari.
Elle rencontra un jour Raymondin avec qui elle se maria et eu 10 enfants, ayant tous une infirmité sur le visage : une dent ou une oreille trop grande, un seul œil au milieu du front...
Lors de sa première année de mariage, elle entreprit entre autre la construction de Vouvant et de Mervent. « Quelques dornées de pierre et une goulée d’Eve » lui suffisaient pour construire d’immenses forteresses comme Tiffauges et Talmont...
Mais un samedi, la jalousie du frère de Raymondin l’emporta sur la raison. En entendant son frère lui dire « Frère, votre femme tous les samedis est de fornication avec un autre », Raymondin fit un énorme trou dans la porte où il vit sa femme qui était au-dessus du nombril en figure de femme en train de se peigner et au dessous du nombril en forme de queue de serpent.
La malédiction va les séparer à tout jamais. Elle sauta par la fenêtre et se jeta dans les airs. On ne sut jamais ce qu’elle est devenue.
Toutefois, la légende raconte que Mélusine revenait voir les membres de sa famille lorsque ceux-ci étaient sur le point de mourir. Et qu’elle se montrait et se lamentait chaque fois que l’un des édifices qu’elle avait construit changeait de propriétaire.
La fée Mélusine fait donc partie de l’histoire féerique de Vendée, notamment à Vouvant où on se balade dans le bourg fortifié du XIème siècle, bourg juché sur son éperon rocheux dominant une forêt millénaire...
Nathalie Batelli - Directeur de la Publication
Publié le 01-10-2005











